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Le Dernier Phare : un drame maritime d’une grande douceur

Huit jours dans un phare breton sur le point d’être automatisé. Maud Aubry filme le départ d’un monde avec une pudeur admirable et deux acteurs au sommet de leur art.

Affiche du film Le Dernier Phare : un phare balayant la nuit de son faisceau au-dessus d’une mer sombre.

Film Drame

Le Dernier Phare

réalisé par Maud Aubry · 2026

4,5 / 5

Un film de braise douce, à voir de préférence à la nuit tombée.

Durée
1 h 54
Où la voir
Arte.tv
Version
VF
Avec
Armand Kerhervé, Léa Brissac, Paul Daoulas

Le synopsis Sans spoiler

Finistère, 1989. Le dernier gardien de phare de la côte, Émile, s’apprête à quitter son poste : l’automatisation arrive. Une jeune ingénieure, Louise, est envoyée pour préparer l’installation des machines.

Pendant huit jours, ils partagent la tour, les repas et les silences. Ce qui devait être une formalité devient une façon de dire adieu à tout un monde.

Notre avis

Le cinéma français sait parfois filmer l’infiniment petit : c’est le cas ici. Maud Aubry construit son récit comme une marée, sans événement spectaculaire, mais avec une attention de chaque instant. Les gestes de métier (graisser, nettoyer, surveiller) deviennent une langue à part entière.

Armand Kerhervé, d’une retenue impressionnante, et Léa Brissac, tout en regards, forment un duo que l’on n’oublie pas. La photographie, entre brume et lumière de lampe, mérite à elle seule d’aller voir le film sur le plus grand écran possible.

On pourra trouver le rythme contemplatif, voire trop lent au début. Mais celles et ceux qui accepteront de se laisser porter seront récompensés par un dernier quart d’heure d’une rare émotion.

On a aimé

  • Une image sublime, très travaillée
  • Un duo d’acteurs bouleversant
  • Une mise en scène d’une grande pudeur

On a moins aimé

  • Un rythme lent pour les spectateurs pressés

Si vous avez aimé…

  • Le Phare · 2019

    Autre huis clos dans une tour battue par les vents, dans un registre plus sombre.

  • Seul au monde · 2000

    Pour la solitude face à l’immensité et la place du silence.