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Marée basse : un polar qui retient son souffle

Une île bretonne, une plage où l’on découvre un corps et six heures avant que la mer ne reprenne ses droits. Yann Kerloc’h signe un huis clos à ciel ouvert, tendu comme une corde.

Couverture du livre Marée basse : fond gris-bleu, petit phare au-dessus de vagues superposées.

Fiche de lecture

Marée basse

de Yann Kerloc’h

4 / 5

Le polar parfait pour une soirée d’automne : efficace, brumeux et sans aucune longueur.

Genre
Polar
Éditeur
Éditions du Sextant
Parution
2026
Pages
352

Pour qui ? Celles et ceux qui aiment les enquêtes à l’ancienne, les décors brumeux et les coupables qu’on ne voit pas venir.

Le résumé Sans spoiler

Sur l’île de Kerhal, accessible seulement à marée basse, la capitaine de gendarmerie Anaïs Le Bris est appelée un matin d’octobre : un corps vient d’être découvert sur la grève. Le temps presse : la mer reviendra dans six heures et effacera tout.

Les habitants se connaissent tous, se méfient les uns des autres, et personne ne veut parler. L’enquête commence, avec pour seules alliées l’horloge et les marées.

Notre avis

Le principal atout de Marée basse est son dispositif : un compte à rebours naturel, qui donne à chaque chapitre l’urgence d’un thriller sans jamais sacrifier l’atmosphère. On sent le vent, le goémon, la mauvaise humeur des insulaires. Yann Kerloc’h connaît son sujet et le fait partager avec élégance.

L’enquêtrice, loin du cliché du flic cabossé, est une femme posée, patiente, que l’on suit avec plaisir. Les fausses pistes sont habilement disposées et l’intrigue se tient jusqu’au bout, avec un dénouement logique qui ne triche pas.

Seuls reproches : quelques personnages secondaires trop esquissés, et une dernière scène un peu appuyée. Mais le rythme ne faiblit jamais, et l’on referme le livre en jetant un œil sur le calendrier des marées.

On a aimé

  • Un compte à rebours qui tient en haleine
  • Une atmosphère très cinématographique
  • Une intrigue solide et sans triche

On a moins aimé

  • Quelques seconds rôles peu développés
  • Une dernière scène un peu appuyée

Si vous avez aimé…

  • Ils étaient dix · Agatha Christie

    Pour le huis clos sur une île et la tension qui monte.

  • La Disparition de Stephanie Mailer · Joël Dicker

    Pour les rebondissements dans une petite communauté fermée.

  • Le Nom de la rose · Umberto Eco

    Pour l’enquête en milieu clos et l’atmosphère très travaillée.